Droit de suite

Le mois dernier, nous donnions l’alerte quant au sentiment d’arbitraire qui entourait le règlement du Crédit Impôt Recherche. Notre appel n’est pas resté sans écho.

Madame la Députée Martine Billard a en effet entendu les difficultés qui résultent d’une mauvaise application de ce dispositif et en a alerté Monsieur le Ministre Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services.

L’enjeu de cette action : simplifier l’accès à ce dispositif dont le dossier reste complexe à monter et sécuriser des délais d’acceptation du dossier et du règlement effectif du crédit d’impôts.



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Internet mobile : le chameau de troie

Le développement des infrastructures filaires dédiées à Internet coûte cher. On parle de plusieurs milliards d’euros pour fibrer la France et seules les régions les plus denses devraient en bénéficier dans un premier temps. L’accès à Internet pour l’utilisateur final est également onéreux. Outre l’accès au réseau à proprement parler, l’équipement nécessaire pour profiter pleinement d’Internet peut être inaccessible dans certains pays en voix de développement.

Pas d’équipement, pas d’infrastructure, difficile de parier sur un développement rapide d’Internet dans les zones les plus pauvres du monde ? Pas si sûr.

Crédit Mélanie Kostopoulos

Crédit Mélanie Kostopoulos

Les pays émergents ont en effet fait le pari des réseaux 3G, certains n’étant même pas passés par la case 2G (EDGE). Le résultat est une couverture mobile haut débit étonnante, et une qualité de service parfois même suppérieure à celle des pays riches, dont les réseaux sont – déjà – saturés.

Les terminaux mobiles avancés, capables d’exécuter des applications internet, sont encore réservés à une certaine élite tant l’iPhone, les blackberry ou encore les Palm visent une CSP élevée. Google semble vouloir changer la donne avec Androïd, qui devrait équiper une large gamme de téléphones dans les années à venir.

Le résultat ? Un périmètre aggrandi pour les applications mobiles, un marché nouveau à construire, un levier encore plus important pour qui saura développer des applications mobiles globales, à destination de tous.

Marché certes, mais également acteurs : les pays émergents ont une carte à jouer dans la distribution d’applications mobiles. Les web agency ont eu leur heure de gloire à la fin des années 90, tant il était facile et peu coûteux de créer des sites et des applications web sur la base de la communauté open-source. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la même configuration avec les applications mobiles, mais cette fois-ci, le terrain de jeu est réellement planétaire.

Convaincre les gouvernements de ces pays à favoriser l’entrepreneuriat dans ce secteur innovant, peu gourmant en capitaux et à fort effet de levier devrait être une mission conjointe de l’OMC et du FMI. Si les Etats-Unis ont été les grands conquérent du far-west Internet, l’Europe ou encore l’Inde ont su tirer leur épingle du jeu ; l’heure est peut-être aujourd’hui de donner à toutes les régions du monde le même espoir de développement économique, sur les bases d’une technologie démocratisée.

Parmi beaucoup d’autres, voici quelques propositions de mesures privées et publiques qui permettraient d’accompagner ce challenge :

  1. Rendre les SDK (Source Development Kit) des principales plate-formes gratuits : débourser $100 pour développer des applications iPhone bloque l’accès à cette plate-forme de nombreux développeurs ou de jeunes talents
  2. Sécuriser des fonds souverains pour développer l’industrie mobile : A l’heure où ceux-ci servent à recapitaliser les banques, les fonds nationaux pourraient remplir leur fonction originelle de soutien et de développement de l’économie, sur un secteur décorrélé de toute matière première et à faible besoin en capitaux
  3. Engager l’OMC et le FMI dans la régulation – ou dérégulation – de ce secteur : Arbitres et banquiers globaux, ces acteurs ont les moyens d’accélérer le développement de ce secteur et de contribuer à l’accès à ces technologies
  4. Soutenir l’initiative Open Handset Alliance : L’open source a été le moteur du développement hors-norme d’Internet ces 15 dernières années. Standardiser mais ouvrir, commercialiser le produit mais partager la connaissance, en d’autres termes responsabiliser un capitalisme durable (sic) permettra de concrétiser le miracle de l’Internet mobile


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Mafia 2.0

Vais-je devoir demander une protection policière après ce post ?

Nous l’écrivions il y a quelques semaines, les blogueurs sont une espèce étonnante. Nouvelle presse libre rapidement muée en un groupuscule organisé et puissant, la blogosphère poursuit son ascension et commence à goûter à de tristres travers.

Petite annecdote d’un ami entrepreneur :

Gauthier F. (nous avons dû utiliser un pseudonyme pour protéger sa famille) a créé un service innovant sur le web. Pour faire connaître son projet, il contacte candidement la fine fleur des « blogueurs influents ».

Essuyant les habituelles non-réponses de certains blogueurs-stars, le mépris de certains autres, il obtient de l’un d’entre eux une réponse surprenante. À mi-mot, le blogueur – par ailleurs VC – lui confie que son projet est certes très bien, mais qu’il vient en directe concurrence avec l’un des projets qu’il finance. Il n’aura donc aucun papier sur son produit. Curieuse confusion des genres.

Mais le mieux reste à venir ! Gauthier, convaincu qu’il y a des blogueurs valeureux poursuit les contacts et reçoit à nouveau une réponse encore plus inquiétante que la précédente. Le blogueur lui confie également que son projet est très bien, tellement bien qu’il souhaite rentrer au capital de la société éditrice. Flateuse proposition certes, mais proposition qui conditionne la publication d’un papier. Oui, vous avez bien lu, quelques pourcents de la société contre quelques lignes sur un blog. Et non, il ne s’agissait pas d’un blog russe, nous parlons bien ici d’un blogueur français « influent ».

D’autres entrepreneurs m’ont fait l’écho de cas de délits d’initiés de la part de certains blogueurs, qui ont une position centrale dans l’information sur les nouveaux projets web. Faut-il maintenant ajouter des tentatives d’extorsion de capital et une objectivité hasardeuse quant à la sélection des projets présentés ?

Notre blogosphère prend une bien triste tournure.



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Mesures pour les PME et crise financière

Madame le Ministre Christine Lagarde a annoncé à deux reprises des mesures en faveur des PME, afin de leur permettre de continuer à se financer durant cette période où les liquidités se font rares.

Parmi tant d’autres, les sociétés NTIC, dont l’activité repose principalement sur la recherche, sont très dépendantes des investissements. Comme nous l’avions évoqué précédemment, l’implosion du système financier aura des répercussions sur la capacité de ces jeunes pousses à lever des fonds.

La France propose déjà des mesures en faveur des entreprises effectuant de la R&D, comme le Crédit Impôts Recherche (CIR). Calculé sur la base des dépenses en personnel et en matériel affectés à la recherche, il est imputable sur l’IS ou remboursable en cas d’IS inférieur au montant du crédit ou en cas de pertes.

Hélas, force est de constater que cette mesure – par ailleurs tout à fait louable – est mal appliquée : le crédit d’impôts, calculé sur l’année passée fait l’objet d’un délai de remboursement très variable : de 2 semaines à plus de 6 mois, en fonction de critères obscurs ou sans véritable raison.

Or, c’est précisément le fond de roulement des entreprises innovantes qui est impacté par ce remboursement retardé, fond de roulement actuellement difficile à financer par un prêt relai ou par de l’investissement institutionnel.

Quitte à proposer de nouvelles mesures, autant parfaire l’existant ; voici quelques propositions en ce sens :

  • Créer un CIR à la source : calculé chaque trimestre au moment du règlement des cotisations sociales, il serait supporté par les organismes sociaux avant d’être ré-imputés par Bercy. Les entreprises gagneraient ainsi plus d’un an de trésorerie.
  • Signifier clairement la validité d’un dossier de CIR et prévoir par la loi un délai maximum de règlement : les entreprises pourront ainsi plus facilement négocier un prêt relai auprès de leurs banques pour maintenir leur trésorerie à flot.
  • Relever le taux du CIR pour les premiers exercices (quitte à le diminuer par la suite pour équilibrer le budget) : la période critique est dans les premières années ; que des multinationales bénéficient de ce dispositif est important pour maintenir une recherche appliquée française ; qu’elles l’utilisent pour maximiser leur rentabilité alors que des jeunes entreprises innovantes peinent à démarrer, c’est illégitime.


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Compte-rendu de la Web 2.0 Expo à New York

La semaine dernière se tenait l’édition New Yorkaise de la célèbre conférence Web 2.0 Expo. Petit résumé de l’événement sous forme de rapport d’étonnement et présentation des dernières tendances du marché.

La tête dans les nuages

Tout le monde avait cette phrase à la bouche : « Are you in the cloud? » « Do you cloud-compute? ». Le cloud, c’est cet espace aux limites incertaines, à l’emplacement physique indéterminé qui vous permet de stocker ou de calculer, avec des possibilités d’évolution et de montée en charge – quasiment – infinies.

Effet de mode ou sens de l’histoire ? Il est encore trop tôt pour le dire : si les technologies sont présentes depuis un moment (Amazon propose son EC2 depuis plus d’un an, Google n’est arrivé que plus récemment dans les nuages), leur utilisation en production reste encore osée : Amazon a souffert d’une panne de 24 heures consécutives cette année, bien au-delà de nos traditionnels SLA de 4 heures.

L’avantage du cloud-computing ou du cloud-storage réside évidemment dans les possibilités de montées en charge simplifiées qu’ils proposent. Or, qui aujourd’hui a réellement besoin d’une telle souplesse ? Les services B2C exclusivement, le B2B et les applications d’entreprises ayant des charges pré-déterminées et donc un dimensionnement quasi-statique, ou dont la vitesse d’évolution permet d’internaliser facilement la mise à niveau.

De plus, quid de l’interopérabilité de mon code ? C’est encore difficile à dire – le nuage reste un concept fumeux –, et aucun cloud natif xAMP ou IIS/.NET n’était présenté à l’exposition (un marché à prendre ?). En attendant des disponibilités et une qualité de service garanties, les entreprises resteront sur leurs hébergements et leurs clouds privés : la virtualisation qui n’est pas en reste devrait retenir leur attention.

Le pays de Ford et du Mashup

Surprise de taille dans les allées de l’exposition : pas une seule agence 2.0 n’exposait. Il fallait aller les chercher au détour des badges customisables des participants (une initiative amusante et pratique des organisateurs).

Notre concept très européens de la web agency semble peu soluble dans la culture « produit » américaine : des stands présentaient des solutions DIY (faites-le vous-même) pour réaliser son site web, et autant de startups présentaient autant de produits 2.0 à assembler vous-même. Mashable, certes, mais le client final a-t-il à le faire lui-même ? Où est la valeur ajoutée veille, conseil, intégration, innovation, créativité de l’agence ? Certainement dans d’autres salons !

Du socialisme à l’eau de rose

Vous en aviez assez de l’User Generated Content ? Vous êtes pollués par les « pocks » incessants de votre petit-neveu sur Facebook et par les requests de vos collaborateurs sur LinkedIn ? Vous recevez un nouveau Twitt chaque seconde sur votre portable et ne connaissez pas la moitié de vos followers sur FriendFeed ? Courage, ce n’est que le début !

Les opérateurs veulent mettre du social à toutes les sauces et dans toutes les applications web. Communautés d’amateurs de vin, communautés de collaborateurs ou encore communautés de communautés (l’ultra-communautarisme 2.0 ! Alain Minc va être content) sont autant de déclinaisons des réseaux sociaux à tous les niveaux. Si la tendance est clairement visible dans le B2C depuis plusieurs années, je reste dubitatif quant à son portage – systématique – en entreprise. Ne tuez pas l’information descendante – il en faut – sur l’autel du tout-social ! Bon point cependant : la communauté des participants à la conférence ; pratique pour le networking en terre inconnue !

T’as pas 100 balles ?

A quelques blocks du Jarvits Center où se tenait la manifestation, le monde des finances tremblait durant une des semaines les plus dures depuis 2001. Nul n’a ignoré le cortège d’employés fraichement remerciés de Lehman Brothers et l’on évoquait déjà dans les salons les craintes que cette crise financière va avoir sur notre petit monde du web 2.0 :

Crise boursière dit report des IPO (introduction en bourse), report des IPO dit report des prises de bénéfices des VC (capitaux risqueurs) et report des prises de bénéfices dit gel des nouveaux investissements dans les start-ups ! Du haut de leur tas d’or – les fonds que contrôlent les VC conservent de nombreuses liquidités et les performances de leurs actifs restent peu corrélées aux performances des grands indices boursiers – les VC jouent l’attentisme et risquent d’entraîner la Valley et le reste du monde 2.0 dans un hiver de l’innovation.

Peut-être la crise aura-t-elle pour effet d’anticiper la viabilité des business-model de toutes les dernières start-up et de faire un peu de ménage parmi le bruit ambiant.

Plus de signal, moins de bruit, la crise financière sera-t-elle le filtre tant attendu du web 3.0 ? Pour mémoire, le Web 2.0 est né au lendemain de l’éclatement de la première bulle. La seconde bulle implosera-t-elle bientôt ? Wait & See, et rendez-vous à Berlin le mois prochain pour dénombrer les survivants !



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La fin des arborescences

La définition du Web 3.0 anime de nombreuses discussions parmi les acteurs du Web 2.0. Dans ces débats revient souvent le concept de « Web sémantique » : un web où disparaîtrait le concept de lien hypertexte (un lien dur, établi de manière autoritaire) pour le lien hypermèmétique (j’engage ma responsabilité pour ce joli néologisme) à savoir des liens dynamiques portant vers un « même élément de culture reconnaissable » (cf. Wikipedia).

Les premiers signaux de cette révolution se font entendre : TechMeme regroupe l’actualité technologique de différentes sources par élément d’information, des anciens ingénieurs de Google créent Cuil, moteur de recherche se voulant prochainement sémantique. On recherche de plus en plus de linguistes dans la Silicon Valley.

Cuil

La culture de la recherche systématique au détriment de la navigation induite par Google et certains acteurs de l’informatique (Apple notamment) tend de plus à se répandre : plus besoin de trier ses documents. Une indexation performante, des liens sémantiques avec d’autres documents « susceptibles de vous intéresser » (Amazon propose depuis de longues années des liens sémantiques dans leur stratégie cross-marketing) semblent devenir les nouveaux codes du web.

Quelles conséquences cette nouvelle culture aura sur le web ?

  • La fin du règne de l’arborescence, fondement du Web 1.0 et déjà bousculé par le Web 2.0.
  • Ne plus communiquer de manière descendante en imposant des contenus au visiteur (le Web 2.0 l’avait également anticipé) mais les laisser rechercher l’information et tout au plus leur proposer des articles complémentaires, des corolaires, des pages associées…
  • Inclure la stratégie éditoriale des services web au cœur du dispositif.

Quelles actions à prendre pour accompagner le mouvement ?

  • Redéfinir la pertinence du référencement par un indicateur de type « MemeRank » jugeant plus le fond que la forme.
  • Aider les moteurs sémantiques par de nouvelles balises permettant d’affiner la détection des champs sémantiques.
  • Tout miser sur le moteur de recherche, les menus de navigation subsisteront un temps par simple « retro-compatibilité culturelle »

Guillaume Jarysta-Dautel



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Intégrer le moteur de recherche de son site à Firefox

Jérémie et Grégory de l’équipe technique de Devolia vous proposent désormais chaque semaine un article techno sous forme de tutoriel, avec de vrais morceaux de code à l’intérieur !

Firefox

Firefox nous offre de nombreuses possibilités de développements permettant de l’améliorer, et de l’adapter à divers besoins.

Quelques petites astuces peuvent être très utiles, et simples à réaliser : je vais vous expliquer comment ajouter le moteur de recherche de votre site – ou blog – à la barre de navigation de Firefox, afin de pouvoir effectuer une recherche sur votre site de la même façon que lorsque vous effectuez une recherche sur Google !

Pour cela, nous aurons besoin d’un seul simple fichier de quelques lignes seulement…

Code
:

<search name= »NOM_DU_SITE » method= »GET » action= »URL_DU_SITE » queryCharset= »utf-8″ >

<input name= »search » user>
<input name= »CHAMP_DE_RECHERCHE » value= »{searchTerms} »>
</search>

Légende :

  • NOM_DU_SITE : Le nom que vous voulez voir apparaître dans le champ de recherche
  • URL_DU_SITE : L’url de votre site, ou blog, ou du script de recherche…
  • CHAMP_DE_RECHERCHE : Le nom du paramètre utilisé par votre site pour effectuer la recherche. Par exemple, sous WordPress, CHAMP_DE_RECHERCHE doit être remplacé par un s

Ce fichier devra être enregistrer sous le nom de votre choix, avec l’extension .src.

Sachez que vous pouvez également spécifier une icône pour votre module, par exemple le favicon de votre site/blog. Cette image devra être au format .gif, d’une taille de 16×16 pixels. La seule contrainte est de donner le même nom que votre fichier .src à cette image. (Ex : fichier source devolia.src, image devolia.gif)

Ces deux fichiers maintenant prêts, votre module est créé !

Un script permet aux utilisateur d’installer le nouveau moteur de recherche en un simple clic. Il utilise une des propriétés de Firefox, afin d’utiliser la fonction d’ajout de moteur de recherche intégrée à ce navigateur.

Code :

<script type= »text/javascript »>
function addEngine(){

if ((typeof window.sidebar == « object ») && (typeof window.sidebar.addSearchEngine == « function »)) {
window.sidebar.addSearchEngine(

« http://blog.devolia.fr/wp-uploads/devolia.src »,
« http://blog.devolia.fr/wp-uploads/devolia.gif »,
« Blog Devolia »,
« 0″ );
} else {
alert(« Votre navigateur ne supporte pas ce Plugin. »);
}

}
</script>

Ce script peut-être simplement associé à un lien, qui déclenchera cette fonction, ou comme je vais vous présenter, un simple bouton d’action de type :

<input type= »button » onClick= »javascript:addEngine(); » value= »Ajouter SITE &agrave; mes moteurs de recherche » />

Ceci créé, un utilisateur ajoutera ce moteur de recherche en un simple clic, et pourra effectuer une recherche sur votre site directement depuis la barre de navigation Firefox.

Afin d’illustrer au mieux ce tutoriel, n’hésitez pas à cliquer ici ;-)

Jérémie Pereira



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Communiquer auprès des blogueurs

Si la presse est un contre-pouvoir, les blogueurs sont le contre-pouvoir de la presse : actualités pointues et fraîcheur de l’information sont leur force et ils le savent !

Pour les entrepreneurs, ils sont un point d’accès naturel et proche pour communiquer sur leurs sociétés et leurs produits. Les blogueurs le savent aussi, et le hobby de quelques passionnés s’est rapidement transformé en un business réglé.

Leur poids est tel que le Time a même accordé une place à Michael Arrington (TechCrunch US) dans les 100 personnes les plus influentes au monde. Courtisés, les blogueurs français le sont aussi. Ouriel Ohayon (TechCrunch FR), Eric Dupin (Presse Citron) sont eux-aussi régulièrement consultés et interviewés à la manière de certains journalistes-stars.

Michael Arrington / Photo by Joi Ito

Michael Arrington / Photo Joi Ito

Le bon côté de cette professionnalisation et de cette notoriété montante est que la monétisation de ces blogs permet aujourd’hui aux français d’en vivre, et aux américains de s’enrichir (Les effets de leviers et l’intérêt des régies publicitaires étant comme souvent différents des deux côtés de l’Atlantique).

Le mauvais côté des choses est que l’on commence à retrouver les travers de la presse traditionnelle dans ces media censés être au plus proches de ses lecteurs : très sollicités, les blogueurs doivent filtrer les communiqués et certains cèdent par ailleurs de plus en plus aux publi-rédactionnels ou autres billets sponsorisés, plus lucratifs, au détriment – sans doute – d’actualités plus mineures mais dont l’écho est essentiel pour de jeunes pousses.

Poussé à l’extrême, ce mécanisme induit des écueils parfois regrettables ; certains blogueurs se comportent en effet comme de véritables diva, ne lisant aucun communiqué publi-posté et ne s’intéressant qu’aux sollicitations hautement personnalisées, exclusives et innovantes. Pour beaucoup d’entrepreneurs, s’adresser à ces blogueurs revient à demander audience auprès du Prince et à défaut de proposer l’exclusivité sur le prochain « Facebook-killer », pas ou peu de salut.

Ne jetons pas de pierre car là n’est pas la majorité. Quelques règles simples permettent de communiquer efficacement auprès des blogueurs :

  1. Personnalisation : Adressez-vous au blogueur directement et personnellement, sans excès (évitez les « je suis un grand fan de ton blog que je lis depuis 10 ans« ) et sans fioriture (évitez également les formules de politesses grandiloquantes).
  2. Humilité : Vous n’êtes pas le CEO de Facebook (à moins que Mark Zuckerberg lise ce blog, ce dont je doute) : montrez les avantages de votre produit encore une fois sans excès, évoquez des pistes pour son évolution (pistes qui permettent d’éviter certaines remarques cinglantes sur les défauts de votre jeune produit).
  3. Concision : Allez à l’essentiel de votre propos, et renvoyez le blogueur vers un communiqué plus complet s’il manque d’éléments.
  4. Exclusivité et pertinence : Si vous avez détecté un blog clé pour votre communication, proposez l’exclusivité à son rédacteur. N’oubliez pas de fixer dans le temps cette exclusivité, pour vous permettre de vous adresser au reste de la communauté un peu plus tard.
  5. Illustration : Si vous éditez un service, donnez-y accès au blogueur. Si vous vendez un produit, envoyez-lui un échantillon ! Ces petits gestes sont les bienvenus.
  6. Relance : Rappellez-vous au bon souvenir des blogueurs : E-mail, twitter, événement « networking » sont de bons moyens pour raviver leur mémoire et voir un petit papier publié.
  7. Misez aussi sur la presse traditionnelle : Vous éditez un service techno, mais qui s’adresse au plus grand nombre. Alors pourquoi ne communiquer qu’auprès de geeks ou de technophiles ? N’oubliez pas les quotidiens locaux, la presse économique, la presse spécialisée et les grandes agences de presse.
  8. Achetez vous un RP le temps d’un communiqué : Plusieurs agences de RP vous proposent leurs services lorsque vous envoyez un communiqué. Facturée quelques centaines d’euros, leur prestation peut parfois rapporter beaucoup plus car ils détiennent des annuaires à jour et leurs flux sont automatiquement agrégés par différents portails.
  9. Buzz et digg-like : De nombreux outils permettent d’accélérer le bouche-à-oreille. Digg, Scoopeo, StumbleUpon n’en sont que quelques-uns, utiliez-les !
  10. Les blogueurs aiment bien les billets « les 10 [...] les plus importants » ou « les 10 meilleurs [...] de l’été », rendons-leur hommage :-)


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Apple connait-il vraiment les entreprises ?

Cela semblait être le cheval de bataille de Steve Jobs : faire de l’iPhone un concurrent du BlackBerry, et l’imposer au sein des entreprises. L’a-t-il fait ?

MobileMe

Les pas en avant

  • Le support Exchange va ravir les entreprises Microsoft-friendly, disposant d’un système d’information animé par la marque de Redmond : premier effort pour concurrencer la messagerie push de BlackBerry.
  • Les dispositifs destinés aux entreprises : possibilité de configurer une flotte d’iPhone pour une entreprise donnée (paramètres VPN notamment), possibilité de développer des applications d’entreprise in-house.

Les lacunes

  • MobileMe : ce service devait être l’Exchange du pauvre ; il en ressort un goût d’inachevé : Synchronisation 3-way (Ordinateur – Me.com – iPhone) pas si instantanée que ça dans tous les sens et surtout des fonctionnalités indispensables au professionnel absentes (partage d’agenda et agenda public, synthèse de la journée à venir par e-mail ou SMS…), fonctionnalités disponibles gratuitement via Gmail / Google Calendar.

Un premier pas donc vers les professionnels, attention cependant de ne pas s’arrêter en si bon chemin !



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L’iPhone 3G n’était pas l’annonce la plus importante hier

Comme chacun le sait, Steve Jobs a annoncé la disponibilité au 11 juillet du nouvel iPhone, version 3G + GPS.

Apple

L’ensemble de la blogosphère a largement relayé l’information, entre excitation des fanboys et frustration de ceux qui attendaient plus de cette keynote (adieu chat vidéo, APN 5 Mpx, …).

Cependant cet iPhone 3G n’était pas l’annonce majeure de cette keynote.

  • Pour les actionnaires d’Apple, c’est bien plutôt la disponibilité dans le courant de l’année et dans plus de 70 pays du téléphone, étendant encore un peu plus le fantastique effet de levier qu’il représente.
  • Pour les professionnels, c’est le focus évident qu’Apple leur donne avec Mobile.Me et la possibilité de synchroniser Over-the-Air toutes leurs données importantes.
  • Pour les entreprises enfin, c’est la possibilité de créer des applications privées, distribuées sur leur parc d’iPhone.

Le web 2.0 et les applications mobiles corporate arrivent…



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