Crossmedia : 10 usages pratiques

« L’art d’automatiser la publication d’un même contenu, sur différents canaux » : voilà ce qu’est le crossmedia. Fantasme technophile ? La preuve par 10 – usages pratiques – que le crossmedia contribue à augmenter la productivité, à soutenir la stratégie de communication (institutionnelle, commerciale, RH) et à faciliter le changement :

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  1. Créer un catalogue (papier) de manière dynamique : c’est l’usage historique des plateformes éditoriales. Associer gabarits et bases de données pour générer dynamiquement du catalogue. La PAO n’a qu’un rôle de pré-production de gabarits et de lissage.
  2. Publier une émission (audio ou vidéo) sur une Web TV, un podcast et un réseau d’écran propriétaire : la vidéo a la fâcheuse tendance au format propriétaire pour chacun des canaux qu’elle emprunte. Les plateformes audio / vidéo créent les routines de transcodages (passer d’un format à un autre) et de diffusion pour automatiser la diffusion d’une vidéo vers plusieurs canaux.
  3. Générer de la publication financière actualisée, à la demande : de la documentation sur un produit financier, c’est bien. Une documentation générée à la volée, avec les valorisations, graphiques, évolutions mises à jour au moment de l’impression c’est mieux : imprimez à la demande et donnez à vos clients une information fraîche.
  4. Synchroniser site d’actualité, lettre d’information, flux RSS, compte Twitter… et magazine externe groupe : votre communication externe est riche, mais sa production opérationnelle lente. Publiez une fois pour l’ensemble de vos supports grâce aux plateformes éditoriales agrégées à vos réseaux sociaux.
  5. Endosser une marque : comment garantir le bon usage d’une charte graphique et/ou éditoriale groupe où la culture de chaque filiale domine encore ? Les plateformes de publication web et print vous permettent, par le jeu des gabarits, d’accompagner votre groupe dans le changement de marque ou dans l’endossement de l’identité groupe.
  6. Intégrer simplement les décrochages régionaux dans sa publication print : votre support est international, avec un cahier régional pour chacun des pays où il est diffusé ? Les outils web de production éditoriale permettent à vos éditeurs de collaborer sur une même plateforme pour centraliser votre diversité.
  7. Profiter du Mobile User Generated Content : votre dispositif événementiel intègre les photos et les vidéos de vos utilisateurs ? Laissez-les faire en direct grâce aux solutions d’envoi et de traitement des média, depuis les téléphones portables.
  8. Dématérialiser l’ensemble de ses échanges commerciaux : PDF remplissables, certifiables à traitement automatisé : concentrez-vous sur vos problématiques métier et automatisez les tâches fastidieuses de traitement des réponses pour une vision statistique et synthétique.
  9. Proposer de la vidéo live dans ses dispositifs de communication événementielle : La vidéo en ligne c’est bien, en direct c’est mieux : fédérez une audience non-présentielle en complément de votre événement par des solutions simples et abordables de diffusion en direct, sur le web et la téléphonie mobile de vos événements.
  10. Regarder l’assemblée générale des actionnaires dans le rapport annuel papier : Esquire l’a – presque – fait il y a un an : le papier électronique, incluant un mini-écran LCD pour diffuser de la vidéo dans son support print… et marquer à coup sûr les esprits

Notre expertise

Devolia accompagne ses clients et partenaires dans la conception et la réalisation de dispositifs crossmedia : web – print – vidéo – mobile et réseaux sociaux s’inter-opèrent pour accompagner votre stratégie de communication.



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Facebook connect

Ou comment réconcilier sites institutionnels et réseaux sociaux…

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Facebook Connect est sur toutes les lèvres : c’est en effet une API (une interface de programmation standardisée) permettant de faire communiquer un site tiers (le votre, celui de votre entreprise ou encore un blog) avec les données de Facebook.

Concrètement, Facebook Connect permet, si l’utilisateur s’identifie :

  • De récupérer l’identité du visiteur (son nom, sa photo, sa ville)
  • Des informations sur ses amis
  • De publier des informations sur son mur

En pratique, Facebook Connect offre aux sites dépourvus de fonctions sociales de déporter les discussions (notamment les commentaires) vers Facebook et donc de créer de la visibilité. De plus, la page de l’utilisateur peut facilement être personnalisée avec son nom et ses photos, le contenu géo-adapté, la fonction « envoyer à un ami » se faisant naturellement en sélectionnant le ou les contacts Facebook, le tout sans obliger l’utilisateur à créer un compte utilisateur propre au site.

Il est a noter que Facebook Connect est une API limitée à Facebook. Google a lancé OpenSocial dont le but est sensiblement le même, a ceci près qu’il fédère de nombreux réseaux sociaux, malheureusement essentiellement américains.

Les possibilité offertes par ces API sociales sont applicables à de nombreuses problématiques : viraliser l’information, stimuler le débat, personnaliser à moindre coût une page utilisateur, fidéliser un lectorat.

Devolia accompagne ses clients dans l’intégration de solutions sociales aux seins de leurs dispositifs web, mobile – Facebook Connect est par ailleurs disponible pour iPhone – leur permettant de consolider leur stratégie de communication.



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Plan de relance 2.0

Annoncé en avant-première par Nathalie Kosciusko-Morizet via HelloTxt (le client « status manager » multi-réseaux sociaux) sur Twitter et Facebook, Bercy a dévoilé mercredi un appel à projets Serious Gaming et Web 2.0 doté respectivement de 10 et 20 millions d’euros.

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Est-il utile de préciser l’excellent à-propos de cette annonce ?



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Mission Nouveaux Médias en Israël – Jour 2 & 3

Les deux derniers jours de la mission nouveaux médias étaient placés sous le signe de l’investissement.

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Mardi, visite du forum IVA (International Venture Association) : la grand messe annuelle du capital-risque. On est saisi par la qualité des interventions, par la concentration de VC au mètre carré et par l’abondance des capitaux disponibles pour le high tech. Quelques données :

  • 483 sociétés high tech ont levé un peu plus de 2 milliards de dollars en Israël l’année dernière soit à peu près un tiers des fonds levés dans l’Europe entière et 7% des fonds levés aux Etats-Unis durant la même période. En pondérant ces chiffres par les 6 millions d’habitants du pays, cela fait d’Israël le premier pays au monde du capital risque.
  • Les secteurs clés sont – en terme de fonds levés et par ordre décroissant – les télécoms, les biotechnologies et l’industrie logicielle. Internet arrive 5ème derrière les semiconducteurs mais avant les cleantech. Cela a du sens en termes de modèles de monétisation, Internet doute et se cherche toujours.
  • L’investissement dans des sociétés étrangères est de seulement 57 millions de dollars en 2008 soit moins de 3% des investissements israéliens. Peu ou pas de salut pour les sociétés étrangères. La raison avancée par les VC est la proximité nécessaire pour suivre, au quotidien, l’équipe dirigeante des start-ups.

Les visites d’entreprises et la soirée de lancement du « media lab » du Jerusalem Venture Partners soulignent l’excellente circulation des capitaux dans les entreprises israéliennes. Que l’on soit au démarrage, en croissance ou en vitesse de croisière, des équipes talentueuses porteuses d’un projet monétisable trouveront toujours du financement.

Quelle leçon la France peut-elle tirer du modèle israélien ?

La modernisation de notre économie nécessite de lourds investissements pour maintenir l’excellence technologique française. La France n’est pas un pays de fonds et la frilosité post-crise des investisseurs risque d’autant plus de les détourner du venture capital : la carotte fiscale – aujourd’hui incarnée par la loi TEPA – doit en ce sens être consolidée car elle a une double vertue : maintenir des capitaux en France d’une part, les injecter dans des PME d’autre part.

Le caractère « innovant » (via le label Jeune Entreprise Innovante ou l’appartenance à un cluster) pourrait être une piste pour consentir des avantages fiscaux supplémantaires, notamment sur l’ISF.

Enfin, la création du « media lab » de JVP est un signal très clair du nouveau modèle de concentration jusqu’alors assez consanguin dans les nouvelles technologies : on ne marie plus les technologies entre elles (concentration horizontale) mais on associe plutôt les contenus et les technologies de diffusion / de monétisation de ces contenus (concentration verticale). Des offres media techno + contenus devraient émerger de cette stratégie, facilitant leur lecture et leur acquisition par les entreprises. Les clusters doivent donc faire parler plus encore les faiseurs d’images, les diffuseurs d’images et les vendeurs d’images pour faire naître de nouvelles solutions intégrées.



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Mission Nouveaux Médias en Israël – Jour 1

Premier jour de la mission Nouveaux Médias en Israël, organisée par la mission économique de Tel Aviv.

L’ambassade sait recevoir ses ressortissants : tout est fait pour que les participants se consacrent pleinement à leurs rendez-vous avec une logistique bien huilée et un traitement confortable de l’aéroport jusqu’aux rencontres individuelles.

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Les rendez-vous démarrent à 08h30 et on comprend tout de suite qu’Israël est bien le second pays de l’IT après les Etats-Unis. Les start-ups israéliennes sont pointues, performantes et bien capitalisées. Les grands acteurs sont sur des stratégies média très proches de l’Europe et des Etats-Unis. À la diffusion de smartphones près (l’iPhone n’y est pas officiellement distribué et le BlackBerry est encore réservé aux professionnels) on se croirait dans la Valley.

La délégation française est composée de faiseurs, de transmetteurs, de manipulateurs et de diffuseurs d’images. La vidéo est partout, on parle intégration publicitaire non-intrusive, monétisation performante, mobilité et géolocalisation. On croise des acteurs de notre bonne vieille télévision et des opérateurs téléphoniques ouvertement inquiets du tout-IP mais dans l’ensemble tout le monde a bien pris – à quai ou en marche -  le train de la convergence.

Mission Nouveaux Médias ne veut pas dire pour autant ignorer les « vieux » médias. On parle également des nouveaux usages du print – les plateformes éditoriales vont bientôt débarquer en Israël – et de notre presque conventionnel web institutionnel.

Au terme de 20 rendez-vous en 10 heures, les perspectives de coopérations bi-latérales sont clairement établies. La journée de demain est placée sous le signe de l’investissement avec notre participation au forum IVA. Rendez-vous demain soir pour le résume du jour 2.



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Mission Nouveaux Médias en Israël – Jour 0

C’est donc demain – ou plus exactement dans 6 heures – que commence la mission Nouveaux Médias en Israël organisée par la Mission Economique de France à Tel Aviv.

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Rencontres individuelles de dirigeants de 23 sociétés innovantes en Israël et visites d’entreprises sont au programme de ces 3 jours. Retrouvez le compte-rendu chaque soir sur notre blog.



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Mobilité et nouveaux usages institutionnels

La mobilité est l’une des révolutions majeures ayant cours actuellement dans les usages d’Internet. L’échec cuisant du WAP oublié, les forfaits data des opérateurs débridés et les infrastructures 3G déployées, Internet mobile connaît enfin son vrai démarrage depuis un peu plus d’un an, avec notamment l’arrivée de l’iPhone dans le paysage des terminaux mobiles et l’ouverture un peu plus tard de son AppStore.

Nombre de concurrents d’Apple lui emboîteront le pas en créant leur propre boutique virtuelle d’applications. Les grandes plateformes logicielles mobiles (iPhone, BlackBerry, Androïd, Symbian et Windows Mobile) sont désormais toutes en ordre de bataille pour mener la lutte finale de l’application internet mobile : chacune met un soin particulier à faciliter l’accès à son SDK (Source Development Kit), sésame pour capter les développeurs et disposer du levier essentiel : le nombre et la qualité des applications disponibles au catalogue des plateformes.

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Crédit photo Sacha Fernandez

Les usages grand public de cette nouvelle technologie ont été rapidement identifiés : jeux évidemment, applications géo-localisées, réseaux sociaux itinérants… les applications classiques ont bénéficié des fonctionnalités propres à la mobilité (accéléromètre / géo-localisation / push data / multi-touch) pour offrir une expérience utilisateur innovante sur la base de principes applicatifs connus. Vous pouvez désormais publier et tagger des photos sur Facebook sur le vif et à partir de juin prochain et de la version 3.0 de l’OS iPhone, bénéficier de la notification en tâche de fond sur vos applications et ainsi, par exemple, profiter pleinement des messageries instantanées.

Le corporate, à savoir les grandes entreprises et les institutions est traditionnellement beaucoup plus attentiste sur les nouveaux usages d’Internet. Les grands acteurs se penchent tout juste sur les réseaux sociaux et Twitter, déjà bien implantés auprès du grand public. Qu’en est-il de la mobilité ? Quelques signaux se font entendre : veille consultations et appels d’offres prouvent un réel intérêt des grands de ce monde pour la mobilité. Certainement ont-ils rapidement compris les formidables opportunités qu’elle constituait, ne serait-ce que par sa capacité à toucher tout le temps et partout le plus grand nombre.

Ce constat admis, quelles voies empruntent réellement nos institutions et grandes entreprises dans l’univers d’Internet mobile ?

  1. Applications géo-localisées : Sésame des logisticiens et des managers commerciaux, l’application géo-localisée séduit les grandes entreprises : tracking des objets et des hommes, mise à disposition d’outils dynamiquement adaptés au lieu où se trouve réellement le collaborateur… les vastes possibilités de cette technologie commencent à être exploitées dans le cadre d’applications internes aux entreprises.
  2. Applications RH : Fidéliser les hauts potentiels avec des applications personnalisées sur leur mobile (comme le fait de retrouver la WebTV de son entreprise sur son BlackBerry), les faire appartenir à un réseau social mobile réservé à leur « caste », porter le message de communication interne de l’entreprise dans les poches des collaborateurs… les usages ne manquent pas et de grands acteurs sont déjà positionnés sur ces nouvelles pratiques.
  3. Applications de communication externe et de marketing B2C : Les serious games, ces jeux « intelligents » souvent brandés et marketés, vont connaître un second souffle : abandonnant l’univers exclusif des jeux flash sur le web, les entreprises éditent massivement des jeux ou applications ludiques comme media de communication externe. Conduire la nouvelle Audi A4 sur son iPhone ? Un simulateur de pizzeria brandé Pizza Hut sur son mobile Androïd ? Un géo-localisateur de stations-services Total sous Windows Mobile ? Il serait dommage pour ces grandes marques de ne pas y aller… d’autant plus que ces applications, encore récentes, bénéficient d’une belle exposition à leur sortie.
  4. Données et services en ligne accessibles à tout moment : Mes impôts, allocations diverses et variées, mon dossier médical en ligne, mes comptes bancaires, mes cotisations, ma mutelle, … la capacité de pouvoir retrouver ses données personnelles en ligne, agir dessus, consommer les mêmes services que ceux disponibles sur le web traditionnel va être une demande systématique des mobinautes. Les opérateurs, institutions et autres acteurs de ces données et services ne couperont pas à un portage rapide, efficace et adapté à la navigation sur téléphone portable.
  5. Services d’alertes institutionnels : Alertes inondations et météo, manifestations locales, informations touristiques : outre l’évidence de la publicité géo-adaptée et profilée, de véritables services à véritable valeur ajoutée vont faire leur apparition sur nos téléphones portables. Collectivités locales, mairies et régions sont déjà sur le coup et intensifient leur conquête du mobile.


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Pour qui LeWeb sonne le glas

Le thème de LeWeb’08 cette année était l’amour : difficile de continuer à aimer pendant ces périodes difficiles ! Car comme le disait fort justement Loïc Le Meur pendant son discours d’ouverture, l’amour et l’entrepreneuriat sont très proches : passion dévorante, foi en l’autre, actions déraisonnables ; la comparaison est évidente et à la manière des conjoints qui se doivent assistance mutuelle, l’entrepreneur aussi se doit de tout faire pour sa moitié, son entreprise… jusqu’à ce que la mort les sépare ?

Crédit photo Hannibal Poenaru

Crédit photo Hannibal Poenaru

Tout comme à la Web 2.0 Expo de New York et de Berlin, la crise est dans toutes les conversations. Pénurie de capitaux, clients frileux, récession : est-ce le bon moment d’entreprendre ? D’une seule voix, serial-entrepreneurs et VC s’accordent à dire « oui, mais » : moins de projets trouveront un financement, mais les meilleurs subsisteront. L’argent est certes plus rare mais les valorisations ont largement baissé, les VC restent à l’affut de bonnes opérations. Un projet valeureux en 2009 trouvera toujours autant d’argent qu’en 2008, les moins bons ne trouveront, par contre, plus rien. « Rest in peace good times » titrait Sequoia Capital dans une note adressée aux entreprises que le fond finance. L’ambiance était effectivement glaciale au 104 : panne de chauffage et de wi-fi dans ces anciennes Pompes Funèbres où résonnait une cloche lugubre entre chaque intervention : fallait-il y voir un sombre présage ?

En résumé de cet événement et pour tenter de se réchauffer le corps et l’âme, voici réunis les 10 principaux conseils aux entrepreneurs prodigués par les intervenants de LeWeb’08, sous forme de « Kit de survie pendant la crise » :

  1. L’argent doit venir des ventes, pas d’un investissement perpétuel. Aussi évident que cela puisse paraître, trop d’entrepreneurs courent plus derrière les VC que derrière leurs clients. C’est pourtant le fondamental du financement d’une entreprise.
  2. Faites tout vous-même, sauf le graphisme. Vous ne savez pas coder ? Mettez-vous au PHP ! Vous voulez vous faire héberger ? Prenez une Dedibox à 29 € ! En empruntant un minimum d’argent, vous pouvez vous permettre de vous planter plus souvent. Par contre, faites appel à un vrai graphiste pour le design, s’il vous plait.
  3. Consolidez votre modèle de revenu, progressivement. Vouloir faire du B2B, du B2C, de l’affiliation, de l’adwords et du merchandising dès le début est illusoire. Partez sur le modèle le plus lucratif. Dès que vous êtes à l’équilibre, consolidez par un nouveau mode de revenu.
  4. Ecrivez un communiqué de presse en premier lieu. Et faites-le lire par un blogueur influent. La première ligne est ennuyante ? Peut-être votre produit l’est-il aussi, il est encore temps de changer / modifier votre projet.
  5. Choisissez le plus grand levier. Vous êtes français ? Vous êtes donc européen, au minimum. Atteindre 20% de PDM en France est plus compliqué que 5% dans le monde, et cela représente moins de personnes. Globalisez tout de suite, localisez ensuite.
  6. Faites un produit dont vous êtes la cible. Vous avez 30 ans et souhaitez vous adresser aux seniors ? Qu’y connaissez-vous en seniors ? Adressez-vous à votre cible ou intégrez la cible à votre équipe. N’oubliez pas qu’il y a un gap culturel à chaque génération !
  7. Investissez chaque euro comme si c’était le dernier. Oubliez tout le superflu (vous achèterez une Audi Q7 plus tard) et injectez le – peu – d’argent que vous avez dans ce qui est fondamental : votre cœur de métier.
  8. Capitalisez sur l’humain. Une bonne équipe peut faire réussir un projet moyen. Une mauvaise équipe peut faire échouer le meilleur des projets.
  9. N’oubliez pas le B2B. Moins de levier mais un marché important malgré tout, les entreprises et les institutions doivent être prises en comptes dans votre plan commercial.
  10. Ne confondez pas rêve et hallucination. Un projet qui ne fait rêver personne ne fera ni rêver votre VC ni vos clients. Si votre projet est issu d’une expérience psychotrope, cela fera – au pire – rire tout le monde.


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Droit de suite

Le mois dernier, nous donnions l’alerte quant au sentiment d’arbitraire qui entourait le règlement du Crédit Impôt Recherche. Notre appel n’est pas resté sans écho.

Madame la Députée Martine Billard a en effet entendu les difficultés qui résultent d’une mauvaise application de ce dispositif et en a alerté Monsieur le Ministre Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services.

L’enjeu de cette action : simplifier l’accès à ce dispositif dont le dossier reste complexe à monter et sécuriser des délais d’acceptation du dossier et du règlement effectif du crédit d’impôts.



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Internet mobile : le chameau de troie

Le développement des infrastructures filaires dédiées à Internet coûte cher. On parle de plusieurs milliards d’euros pour fibrer la France et seules les régions les plus denses devraient en bénéficier dans un premier temps. L’accès à Internet pour l’utilisateur final est également onéreux. Outre l’accès au réseau à proprement parler, l’équipement nécessaire pour profiter pleinement d’Internet peut être inaccessible dans certains pays en voix de développement.

Pas d’équipement, pas d’infrastructure, difficile de parier sur un développement rapide d’Internet dans les zones les plus pauvres du monde ? Pas si sûr.

Crédit Mélanie Kostopoulos

Crédit Mélanie Kostopoulos

Les pays émergents ont en effet fait le pari des réseaux 3G, certains n’étant même pas passés par la case 2G (EDGE). Le résultat est une couverture mobile haut débit étonnante, et une qualité de service parfois même suppérieure à celle des pays riches, dont les réseaux sont – déjà – saturés.

Les terminaux mobiles avancés, capables d’exécuter des applications internet, sont encore réservés à une certaine élite tant l’iPhone, les blackberry ou encore les Palm visent une CSP élevée. Google semble vouloir changer la donne avec Androïd, qui devrait équiper une large gamme de téléphones dans les années à venir.

Le résultat ? Un périmètre aggrandi pour les applications mobiles, un marché nouveau à construire, un levier encore plus important pour qui saura développer des applications mobiles globales, à destination de tous.

Marché certes, mais également acteurs : les pays émergents ont une carte à jouer dans la distribution d’applications mobiles. Les web agency ont eu leur heure de gloire à la fin des années 90, tant il était facile et peu coûteux de créer des sites et des applications web sur la base de la communauté open-source. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la même configuration avec les applications mobiles, mais cette fois-ci, le terrain de jeu est réellement planétaire.

Convaincre les gouvernements de ces pays à favoriser l’entrepreneuriat dans ce secteur innovant, peu gourmant en capitaux et à fort effet de levier devrait être une mission conjointe de l’OMC et du FMI. Si les Etats-Unis ont été les grands conquérent du far-west Internet, l’Europe ou encore l’Inde ont su tirer leur épingle du jeu ; l’heure est peut-être aujourd’hui de donner à toutes les régions du monde le même espoir de développement économique, sur les bases d’une technologie démocratisée.

Parmi beaucoup d’autres, voici quelques propositions de mesures privées et publiques qui permettraient d’accompagner ce challenge :

  1. Rendre les SDK (Source Development Kit) des principales plate-formes gratuits : débourser $100 pour développer des applications iPhone bloque l’accès à cette plate-forme de nombreux développeurs ou de jeunes talents
  2. Sécuriser des fonds souverains pour développer l’industrie mobile : A l’heure où ceux-ci servent à recapitaliser les banques, les fonds nationaux pourraient remplir leur fonction originelle de soutien et de développement de l’économie, sur un secteur décorrélé de toute matière première et à faible besoin en capitaux
  3. Engager l’OMC et le FMI dans la régulation – ou dérégulation – de ce secteur : Arbitres et banquiers globaux, ces acteurs ont les moyens d’accélérer le développement de ce secteur et de contribuer à l’accès à ces technologies
  4. Soutenir l’initiative Open Handset Alliance : L’open source a été le moteur du développement hors-norme d’Internet ces 15 dernières années. Standardiser mais ouvrir, commercialiser le produit mais partager la connaissance, en d’autres termes responsabiliser un capitalisme durable (sic) permettra de concrétiser le miracle de l’Internet mobile


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