Le développeur mobile aura une tête bien remplie
Deuxième journée de la saison 2.0 en Californie avec une actualité toujours aussi dense que la première : deuxième journée au MIX avec une keynote de Steve Ballmer (dont la popularité semble remonter auprès des bloggers invités) et bien évidemment la sortie du SDK pour l’iPhone.

Back to the C
Que retient-on de cette sortie ? La très bonne initiative de l’iFund ($100M pour financer des éditeurs de logiciels iPhone), le mode de distribution simple et cohérent via l’AppStore (où 70% des revenus iront aux éditeurs) et enfin le fait qu’il faut se mettre (ou se remettre) à l’Objective-C
Et c’est bien là que le bât blesse : la pluralité des environnements de développement mobile. Si Adobe n’en a toujours pas basé sur Flex / AIR (on suppute fortement qu’il sera inclus à Flex Builder 4), on avait déjà Java, on se retrouve aujourd’hui avec Androïd, Silverlight Mobile et l’iPhone.
Cette diversité a des points positifs
- La technologie va être tirée par le haut du fait de la comparaison immédiate entre plates-formes
- Des développeurs ultra-spécialistes d’une plate-forme vont pouvoir valoriser leur expertise ; les développeurs multi-plates-formes vont s’arracher sur le marché du travail
- La concurrence va inviter les éditeurs des plates-formes à ne pas – trop – verrouiller leur environnement
Mais aussi des aspects négatifs
- D’un point de vue commercial, le développement d’une application mobile universelle va coûter son prix unitaire multiplié par autant de plates-formes !
- Les clients vont donc souvent devoir se positionner sur l’une ou l’autre en ignorant une partie de la communauté
- Beaucoup de beaux projets risquent de ne pas voir le jour ou être réservés à une élite (n’oublions pas que l’iPhone est encore un produit de luxe !)
En résumé, on retrouve tous les ingrédients d’un début d’une nouvelle ère, où les technologies, supports et marchés commencent à émerger… avant le ras-de-marée ?



