Stratégie technologique
Conseil et Solutions



SaaS, SOA, mashups : autant d’approches basées sur l’utilisation de services tiers dans une même application. Porter ce fantastique paradigme dans les applications d’entreprise exige cependant une standardisation de l’information sur leur disponibilité.

Ultra externalisation contre ultra disponibilité

Le SaaS, c’est fantastique, tout le monde en convient dans la presse, sur les blogs, dans les conférences. Mais ces beaux projets survivent-ils au passage par les DSI ? Rarement.

Que reproche-t-on aux architectures consommant des services tiers ?

  • Leur fragilité en terme de disponibilité : en multipliant les sources de services, vous multipliez les probabilités distinctes de panne : la probabilité de panne de votre système est le produit des probabilités de panne de chacun des services que vous utilisez (sans compter la probabilité de panne intrinsèque de votre propre application).
  • La difficulté de la montée en charge : à moins d’être éditeur dudit service, impossible de garantir la mise à jour hardware des machines hébergeant l’application pour supporter une montée en charge.
  • L’impossibilité pratique de réaliser une redondance d’un service tiers : aucun éditeur ne propose un service avec une syntaxe commune : pour basculer sur un autre éditeur en cas de panne, il faut savoir consommer autant d’API externes différentes.
  • L’impossibilité pratique de définir et encore moins de garantir une qualité de service : c’est la qualité de service la plus basse des services tiers qui définit la qualité de service globale du service.
  • Leur fragilité en terme de pérennité : la mort d’un service tiers entraîne la mort de votre application.
  • Leur fragilité en terme d’opposabilité : pas de conditions générales d’utilisation standardisées et une difficulté à prouver la défaillance d’un service donné pour faire valoir sa responsabilité en cas de panne globale de l’application.

En somme, les éditeurs de service manquent d’un cadre légal et pratique mais surtout d’une manière standard (sous forme de flux par exemple) d’éditer leur garanties de services et condtions d’accès. A quand un consortium internationnal des éditeurs de SaaS ?

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