Stratégie technologique
Conseil et Solutions



L’architecture orientée service (SOA) est un élégant paradigme qui n’a encore que trop rarement trouvé sa place dans les applications d’entreprise. Les applications internet riches vont-elles accélérer son adoption ?

Aux éditeurs de clients (resp. de serveurs) des années 90, les années 2010 vont-elles introduire des éditeurs d’interfaces riches (resp. de sevices) ?

C’est en tout cas la sensation que m’a donnée la conférence de Mike Potter, qu’il tenait hier soir à Paris. Mike a immédiatement insisté sur les capacité de Flex / AIR a consommer nativement des flux XML, JSON et même de transtyper / transmettre des objets natifs Java, PHP, .NET entre back-end et front-end. On voit rapidement l’intérêt de la chose : rendre protocolaire (à l’image du client / serveur) l’accès à tout service (n’est-ce pas là le principe du SOA ?) et développer vite des interfaces qui consomment ces services.

Les éditeurs de service font donc leur grand retour, en s’affranchissant de choix technologiques encore incertains sur le front-end, ne mettant à disposition qu’une API externe. Sans retomber dans le fantasme de SOAP / OASIS et une improbable interopérabilité entre fournisseurs de services, la capacité à proposer des interfaces riches consommant des services (mais surtout des mashups les mettant en relation) va être grandement stimulée.

Restent toutefois à résoudre les limites intrinsèques du SOA : comment empêcher / limiter simplement la possibilité d’utiliser un client non signé pour un service donné ? L’open-source ne pouvant être généralisé pour les applications commerciales, les éditeurs ne souhaitent pas nécessairement que des clients « tiers » puissent se connecter à leur service, surtout si leur modèle économique repose sur l’affichage de publicités par exemple (il suffirait d’omettre leur implémentation dans le client !).

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