En dévoilant l’Alpha 1 de son framework pour applications desktop-web, Adobe lève le voile sur certaines fonctionnalités d’Apollo, en attendant les principales.
Entre framework et pot-pourri technologique
Comme nous l’expliquions dans un précédent post, Microsoft et Adobe sont au coude-à -coude en matière de fusion entre applications desktop (comprenez, une application qui s’exécute sans navigateur, comme un exécutable) et applications web (comprenez, une application qui utilise des services et/ou du contenu en ligne).
Adobe sort du bois et nous dévoile une alpha de son framework Apollo, sous forme de concentré du savoir-faire d’Adobe et de sa filiale Macromedia : (X)HTML, AJAX, Flash, Flex, … tout y est ! Mais en plus, le framework gère nativement l’accès aux données locales de la machine hôte et en exploite les ressources graphiques (on peut s’attendre à l’avenir à une prise en charge semi-matérielle de certains traitements).
Le meilleur reste à venir
De nombreuses fonctionnalités complémentaires restent cependant attendues, permettant d’ancrer encore un peu plus le framework au système d’exploitation :
- Support natif du format PDF
- Intégration d’une API de gestion des états de connexion
- Support du glisser/déposer et du copier/coller
- Fenêtres lookées selon le système hôte
- Lancement automatique d’une application adéquate en cas de manipulation de certains fichiers
- Contrôle complet du menu contextuel de la souris
- Gestion de la transparence
Ces fonctionnalités implémentées, la frontière entre application traditionnelle et application web deviendra encore un peu plus fine, avec toutes les conséquences que cela comporte : déclin des modèles d’édition classique de logiciels (on pense en particulier aux suites bureautiques), mais aussi marginalisation des utilisateurs hors-ligne.
Pour découvrir Apollo en action, il suffit de se rendre sur cette page et de télécharger le runtime. Une démonstration technologique est ensuite accesible sur cette page et d’autres ici.
Il est encore tôt pour se prononcer en faveur de Windows Presentation Foundation et Apollo, tant les deux frameworks en sont à leurs débuts. Il faudra cependant ne pas manquer ce virage de la fusion applications web-desktop, qui montre l’avenir de l’édition logicielle, en apportant son lot d’avantages : multi-plateforme, fidélité du rendu, standards ouverts, évolutivité, non piratable…
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