Mesurer l’audience, qualifier l’auditeur et annoncer sur podcast, rôles de la régie publicitaire 2.0 ?
Deux ans après sa démocratisation, des modèles économiques robustes peinent à émerger autour du podcast. Trou d’air ou silence d’avant-bataille ?
Noyé sous un flot de contenus de qualité inégale, inquiet par une terminologie trop technophile ou encore persuadé qu’il s’agit-là d’une propriété d’Apple, l’utilisateur se positionne encore difficilement face au podcast.
On annonçait la fin de la radio
La démocratisation de l’iPod devait faire émerger ce nouveau medium. Si le contrat a été rempli, certains espoirs démesurés n’ont pas su être nourris et la révolution annoncée a simplement entammé sa longue nuit à défaut d’un Grand Soir.
À l’image d’un e-mail qui n’a pas mis Oliver Besancenot au chômage et d’une VoIP qui n’a pas enterré la téléphonie traditionnelle, le podcast se heurte à l’inertie propre à l’émergence de tout nouveau medium.
Le podcast est aujourd’hui faussement démocratisé. Réservé à une élite technophile, il devra passer au crible d’une banalisation de son utilisation, d’une longue campagne de non-assimilation à Apple et d’un travail sur le terme-même de podcast pour espérer rivaliser, à terme, avec la radio.
Concentration, sélection, valorisation
Pléthore de contenus. YouTube et DailyMotion, vecteurs d’une diffusion sans sélection jouent un rôle essentiel dans la vulgarisation de ces nouveaux modes de consommation de contenus.
Cette mission terminée, il devient urgent d’inverser la vapeur par des outsiders misant sur une certaine qualité du contenu, la technique devenant acquise par le grand public.
Pour assurer le maintien et le développement de leur notoriété, les producteurs de contenus n’ont pas d’autre choix que de tirer vers le haut la qualité de leurs réalisations et de se rapprocher de ces nouveaux acteurs.
Des acteurs attentifs
RTL annonçant se rapprocher de Médiamétrie pour mesurer et qualifier les auditeurs de podcasts, un certain frémissement se fait sentir en France quant à un nouveau modèle économique normé et robuste.
Certains sont cependant échaudés par des modèles économiques trop « bulle Internet », les pressant à ne rien faire au court terme. D’aucuns préfereront sans doute parier sur un modèle qui tient plus du sens de l’histoire que d’une nouvelle chimère 2.0



