Stratégie technologique
Conseil et Solutions

Le monde de l’entreprise peut sembler bien loin de l’open-source ; il rime le plus souvent avec logiciels propriétaires, DSI ne jurant que par leur éditeur fétiche et par une défiance quasi-systématique dans toute forme de geekerie aiguë.

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Là où tout n’est que process, certifications et ré-assurance, comment pourrait-on adopter quelques lignes de codes - sans dire qu’il faut souvent les compiler soi-même - issues de mystérieux barbus solitaires, éparpillés au-travers du monde ?

Ce billet s’adresse à tous les chefs de projet en agence à qui on a dit un jour “non PHP c’est pas pro [...] code-le en .NET“, à tous les développeurs à qui on a assuré que “Oracle c’est plus secure que MySQL pour le e-commerce” ou encore à tous les chargés de communication qui ont dû, trop de fois, sacrifier leurs projets “[...] que si on le sort, Stratégies et CB News ne parleront plus que de nous” sur l’autel de l’immobilisme et du principe de précaution poussé à outrance, valeurs chères à certains DSI.

10 arguments, ni plus ni moins, pour réconcilier corporate et open-source.

  1. Ça marche : trivial ? Non, et c’est parfois utile de le rappeler. Les systèmes open-source fonctionnent, et bien. Les grands hébergeurs vous le diront : haute disponibilité rime avec UNIX. Les administrateurs reprendront en cÅ“ur qu’ils n’ont pas redémarré leur Apache depuis le passage à l’euro et les développeurs que si PHP est né comme un langage de script, il sait aujourd’hui être audité en production pour détecter les goulets d’étranglement ou encore piloter une qualité de service.
  2. C’est performant : WordPress - le moteur open-source qui anime ce blog - nous dit que le code est de la poésie. Et les codeurs n’hésitent pas à passer des nuits sur chaque routine pour diminuer sa consommation de ressources. Résultat ? Nombre de grands acteurs ont choisi des solutions open-source pour leur performance. FFmpeg transcode plus vite que vite. PHP - langage interprété à l’exécution, rappelons-le - rivalise avec des binaires CGI - compilées dans le dur -.
  3. C’est sécurisé : au diable l’argument “tout le monde peut trouver des failles“. Car c’est bien pour ça qu’elles sont rapidement comblées. La communauté s’est même imposée une éthique de la révélation des failles au porteur du projet et ne la diffuse généralement pas avant sa résolution. Nombre de mises en garde ont été transmises aux éditeurs de solutions propriétaires pour les avertir de failles majeures, mises en garde restées lettres mortes.
  4. C’est pas cher : attention cependant à ne pas confondre ouvert et gratuit. L’essentiel des solutions open-source sont gratuites. L’utilisation commerciale de certaines exige une licence. Néanmoins, mis bout-à-bout l’ensemble de la chaîne logicielle nécessaire à déployer un service web, il y a nécessairement des gains financiers à l’arrivée. L’open-source, solution anti-crise.
  5. C’est à la pointe du progrès : ils ont beau travailler sur des PC éventrés, sur des Linux en mode texte, force est de constater que les codeurs open-source arrivent généralement à devancer ou tout du moins se maintenir au niveau des éditeurs. Presque chaque outil commercial, d’autant plus sur le web, a son pendant ouvert.
  6. C’est ouvert : et alors me direz-vous ? Et bien ça permet par exemple de l’adapter facilement à un besoin spécifique, d’ajouter une fonctionnalité, et pourquoi pas… de contribuer soi-même à la communauté autour du projet !
  7. C’est connu de tous : “Cherche programmeur Cobol / Fortran / Turbo Pascal“. Votre DRH n’a qu’à bien se tenir. Vous voulez pérenniser votre code ? Valoriser votre patrimoine logiciel ? L’open-source, c’est aussi la garantie de trouver une légion de programmeurs capable de reprendre le projet là où il s’est arrêté.
  8. C’est bien documenté : Très actifs sur le web, il y a de grandes chances qu’un geek ait rencontré le même problème que vous, et qu’un autre geek l’ait aidé, sur l’un des nombreux forum qui traitent des projets open-source. D’ailleurs, n’oubliez pas de lire le manuel, ils sont généralement d’une incroyable qualité.
  9. Même les plus grands s’en servent : Si les 8 arguments précédents n’ont pas fonctionné, passez au name-dropping : Facebook. Wikipedia. YouTube. Netvibes. Des nains du web ? Pour l’anecdote - si votre DSI aime particulièrement un éditeur de Redmond aux États-Unis - Hotmail serait hébergé sous un système UNIX.
  10. C’est révolutionnaire : C’est une posture, certes, mais à l’heure où le bling-bling est montré au doigt, où l’on pousse son 4×4 à la décharge pour enfourcher un Vélib’, pourquoi ne pas faire son effet sans pour autant porter un t-shirt du Che au comité de direction ?

Widgets : 10 usages B2B et B2C

Complexe tâche qu’est celle de définir le terme widget. Wikipédia nous parle d’un petit outil qui permet d’obtenir des informations ; en réalité l’intérêt du Widget va bien au-délà. Application internet (capable de consommer un service web), riche (capable de diffuser des contenus vidéos notamment), intégrable (à votre bureau, à votre page d’accueil personnalisable), le widget présente contenus et services en une petite application digeste et exportable.

Netvibes, la célèbre page d’accueil personnalisable est également éditeur d’un framework (couche logicielle intermédiaire permettant de développer vite et bien) rendant les widgets compatibles avec de nombreux standards (Barre de widget Windows Vista, Dashboard Mac OS, iGoogle, Opéra et bien entendu Netvibes lui-même) ; pour mieux comprendre ce qu’est un widget, l’écosystème Netvibes est un bon point de départ.

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Quelle utilité pour les entreprises et les institutions éditrices de contenus et de services ? Réponse en 10 usages

  1. Diffuser son actualité : Et les flux RSS alors ? Certes ils sont là pour ça, mais le widget permet de vulgariser le fait de “mettre l’actualité sur son bureau” auprès du grand public. Et d’habiller le tout à la charte et aux couleurs de l’éditeur. Si tous les grands sites d’information ont fait le saut, entreprises et institutions leur emboîtent le pas. L’actualité est présente en permanence sur le bureau de l’utilisateur, pour une visibilité maximale.
     
  2. Mettre à disposition un service web : Service de réservation, tracking livraison ou encore outil métier… tous les services web se déclinent en widget. Votre cible a un raccourci permanent vers vos services et leurs usages en sont simplifiés : vous gagnez en taux d’utilisation et de transformation.
     
  3. Brander des outils génériques : Météo, Info-trafic, horloge internationale… autant de widgets “génériques” qui peuvent être habillés aux couleurs d’une marque. Associés ou non à du contenu / service propre à la marque, c’est un espace d’affichage ancré sur le bureau de votre cible.
     
  4. Alertes et workflows : Les widget ne servent pas que les problématiques de communication commerciale. Les outils métiers peuvent générer des alertes dans le cadre d’une gestion de workflow. Installé sur le bureau du collaborateur, le widget alerte d’un événement le concernant ou d’une échéance approchante : vous gagnez en productivité et en réactivité.
     
  5. Interagir : Push information certes, le widget permet également de faire interagir l’utilisateur. Intégrez des commentaires sur l’actualité au sein même du widget pour rendre votre cible captive et l’intégrer à la communauté de votre site.
     
  6. Coupons et réductions : Espace d’affichage, le widget peut également devenir une source de “bons plans” pour l’utilisateur final : profilez-le et soumettez-lui des coupons et des offres ciblées directement sur son bureau. Pertinence et transformation assurées.
     
  7. Serious games : Capables d’intégrer Ajax ou Flash, les widgets sont parfaits pour distribuer et viraliser des serious games ou mini-jeux brandés. Communicants avec le web, ils s’insèrent facilement dans une stratégie de communication virale.
     
  8. Web TV : La Web TV interne groupe sur le bureau de tous les collaborateurs ? Les derniers extraits de films sur la page d’accueil des visiteurs de votre site ? Dotés de capacités riches, les widgets diffusent tout type de contenu, pour la communication interne, institutionnelle ou commerciale.
     
  9. Messagerie d’entreprise : Facilement connectés à votre messagerie, offrez à vos collaborateurs d’accéder à leurs emails au sein même de leur page d’accueil.
     
  10. Veille stratégique : Flux RSS, Blogsearch ou Twitter search : votre veille stratégique ou concurrentielle est en direct sur votre bureau. Ne loupez plus une annonce !
     

Notre expertise

Devolia accompagne les entreprises et les institutions dans la conception, la création et la diffusion de leurs widgets.

Le non-profit a tout à gagner sur le web

Le non-profit est un business comme les autres, actionnaires en moins. L’argent y est une valeur essentielle : financer l’action et les Hommes de l’action nécessite de lever des fonds au même titre qu’une start-up.

Le non-profit a les mêmes problématique RH et de communication institutionnelle que toute autre entreprise et recherche en ce sens des outils adaptés à la spécificité de son action.

Bénévole

Le web 1.0 a permis aux associations d’exister au-delà de leur cercle de communication historique en occupant la toile. Le web 2.0 leur a permis de mobiliser les opinions en ligne grâce aux relais d’influence que sont les blogs. Le web squared - ou la phase de transition vers un hypothétique web 3.0 - leur permet aujourd’hui de répondre concrètement à leurs préoccupations financières, opérationnelles et RH.

  1. Lever des fonds en ligne : toucher les donateurs individuels grâce à l’effet de levier des réseaux sociaux grand public et toucher les grands donateurs grâce aux réseaux sociaux ciblés (LinkedIn, asmallworld). Le web social est un fantastique véhicule de diffusion du message des associations, mais également un outil viral pour collecter des fonds. En jouant - à la discrétion de chaque organisation - sur la culpabilité de ne pas donner ou au contraire sur une compétition sociale (un de mes amis Facebook a fait un don et je le sais : je vais être motivé pour donner également), les associations gagnent à publier des applications et des campagnes sur ces réseaux, avec un R.O.I. conséquent, mesuré et piloté dynamiquement. Les grands donateurs, soumis à une communication axée sur la valeur humaniste du don… et de la récompense fiscale sont eux captés par une action très ciblée, sur des réseaux professionnels ou via des programmes d’affiliation sur des sites sélectionnés.
  2. Recruter des bénévoles en ligne : Si les grandes entreprises se lancent dans les stratégies de cooptation sur les réseaux sociaux, le signal est également donné aux associations pour recruter leurs bénévoles. Présentation vidéo de la mission, retours sur expérience, réseau en ligne des donateurs… les dispositifs RH en ligne permettent de toucher efficacement une cible identifiée et de communiquer sur les valeurs et le rôle du bénévole pour faciliter son recrutement.
  3. Géolocaliser l’action : S’investir près de chez soi en connaissant les actions, manifestations, besoins d’aide de proximité ou encore lieux de collecte nécessite une information géolocalisée. Intégrée dans un dispositif de communication mobile (application iPhone / BlackBerry / Androïd), la géolocalisation augmente les capacités de mobilisation d’un public qui ne connait pas l’existence d’une action près de chez lui. Là encore l’opération “transforme mieux”, en touchant des cibles très qualifiés

Notre expertise
Devolia accompagne les associations dans la conception de leur stratégie web et réalise des dispositifs clés-en-main pour soutenir leur action.

Crossmedia : 10 usages pratiques

« L’art d’automatiser la publication d’un même contenu, sur différents canaux » : voilà ce qu’est le crossmedia. Fantasme technophile ? La preuve par 10 - usages pratiques - que le crossmedia contribue à augmenter la productivité, à soutenir la stratégie de communication (institutionnelle, commerciale, RH) et à faciliter le changement :

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  1. Créer un catalogue (papier) de manière dynamique : c’est l’usage historique des plateformes éditoriales. Associer gabarits et bases de données pour générer dynamiquement du catalogue. La PAO n’a qu’un rôle de pré-production de gabarits et de lissage.
  2. Publier une émission (audio ou vidéo) sur une Web TV, un podcast et un réseau d’écran propriétaire : la vidéo a la fâcheuse tendance au format propriétaire pour chacun des canaux qu’elle emprunte. Les plateformes audio / vidéo créent les routines de transcodages (passer d’un format à un autre) et de diffusion pour automatiser la diffusion d’une vidéo vers plusieurs canaux.
  3. Générer de la publication financière actualisée, à la demande : de la documentation sur un produit financier, c’est bien. Une documentation générée à la volée, avec les valorisations, graphiques, évolutions mises à jour au moment de l’impression c’est mieux : imprimez à la demande et donnez à vos clients une information fraîche.
  4. Synchroniser site d’actualité, lettre d’information, flux RSS, compte Twitter… et magazine externe groupe : votre communication externe est riche, mais sa production opérationnelle lente. Publiez une fois pour l’ensemble de vos supports grâce aux plateformes éditoriales agrégées à vos réseaux sociaux.
  5. Endosser une marque : comment garantir le bon usage d’une charte graphique et/ou éditoriale groupe où la culture de chaque filiale domine encore ? Les plateformes de publication web et print vous permettent, par le jeu des gabarits, d’accompagner votre groupe dans le changement de marque ou dans l’endossement de l’identité groupe.
  6. Intégrer simplement les décrochages régionaux dans sa publication print : votre support est international, avec un cahier régional pour chacun des pays où il est diffusé ? Les outils web de production éditoriale permettent à vos éditeurs de collaborer sur une même plateforme pour centraliser votre diversité.
  7. Profiter du Mobile User Generated Content : votre dispositif événementiel intègre les photos et les vidéos de vos utilisateurs ? Laissez-les faire en direct grâce aux solutions d’envoi et de traitement des média, depuis les téléphones portables.
  8. Dématérialiser l’ensemble de ses échanges commerciaux : PDF remplissables, certifiables à traitement automatisé : concentrez-vous sur vos problématiques métier et automatisez les tâches fastidieuses de traitement des réponses pour une vision statistique et synthétique.
  9. Proposer de la vidéo live dans ses dispositifs de communication événementielle : La vidéo en ligne c’est bien, en direct c’est mieux : fédérez une audience non-présentielle en complément de votre événement par des solutions simples et abordables de diffusion en direct, sur le web et la téléphonie mobile de vos événements.
  10. Regarder l’assemblée générale des actionnaires dans le rapport annuel papier : Esquire l’a - presque - fait il y a un an : le papier électronique, incluant un mini-écran LCD pour diffuser de la vidéo dans son support print… et marquer à coup sûr les esprits

Notre expertise

Devolia accompagne ses clients et partenaires dans la conception et la réalisation de dispositifs crossmedia : web - print - vidéo - mobile et réseaux sociaux s’inter-opèrent pour accompagner votre stratégie de communication.

Facebook connect

Ou comment réconcilier sites institutionnels et réseaux sociaux…

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Facebook Connect est sur toutes les lèvres : c’est en effet une API (une interface de programmation standardisée) permettant de faire communiquer un site tiers (le votre, celui de votre entreprise ou encore un blog) avec les données de Facebook.

Concrètement, Facebook Connect permet, si l’utilisateur s’identifie :

  • De récupérer l’identité du visiteur (son nom, sa photo, sa ville)
  • Des informations sur ses amis
  • De publier des informations sur son mur

En pratique, Facebook Connect offre aux sites dépourvus de fonctions sociales de déporter les discussions (notamment les commentaires) vers Facebook et donc de créer de la visibilité. De plus, la page de l’utilisateur peut facilement être personnalisée avec son nom et ses photos, le contenu géo-adapté, la fonction “envoyer à un ami” se faisant naturellement en sélectionnant le ou les contacts Facebook, le tout sans obliger l’utilisateur à créer un compte utilisateur propre au site.

Il est a noter que Facebook Connect est une API limitée à Facebook. Google a lancé OpenSocial dont le but est sensiblement le même, a ceci près qu’il fédère de nombreux réseaux sociaux, malheureusement essentiellement américains.

Les possibilité offertes par ces API sociales sont applicables à de nombreuses problématiques : viraliser l’information, stimuler le débat, personnaliser à moindre coût une page utilisateur, fidéliser un lectorat.

Devolia accompagne ses clients dans l’intégration de solutions sociales aux seins de leurs dispositifs web, mobile - Facebook Connect est par ailleurs disponible pour iPhone - leur permettant de consolider leur stratégie de communication.

Plan de relance 2.0

Annoncé en avant-première par Nathalie Kosciusko-Morizet via HelloTxt (le client “status manager” multi-réseaux sociaux) sur Twitter et Facebook, Bercy a dévoilé mercredi un appel à projets Serious Gaming et Web 2.0 doté respectivement de 10 et 20 millions d’euros.

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Est-il utile de préciser l’excellent à-propos de cette annonce ?

Les deux derniers jours de la mission nouveaux médias étaient placés sous le signe de l’investissement.

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Mardi, visite du forum IVA (International Venture Association) : la grand messe annuelle du capital-risque. On est saisi par la qualité des interventions, par la concentration de VC au mètre carré et par l’abondance des capitaux disponibles pour le high tech. Quelques données :

  • 483 sociétés high tech ont levé un peu plus de 2 milliards de dollars en Israël l’année dernière soit à peu près un tiers des fonds levés dans l’Europe entière et 7% des fonds levés aux Etats-Unis durant la même période. En pondérant ces chiffres par les 6 millions d’habitants du pays, cela fait d’Israël le premier pays au monde du capital risque.
  • Les secteurs clés sont - en terme de fonds levés et par ordre décroissant - les télécoms, les biotechnologies et l’industrie logicielle. Internet arrive 5ème derrière les semiconducteurs mais avant les cleantech. Cela a du sens en termes de modèles de monétisation, Internet doute et se cherche toujours.
  • L’investissement dans des sociétés étrangères est de seulement 57 millions de dollars en 2008 soit moins de 3% des investissements israéliens. Peu ou pas de salut pour les sociétés étrangères. La raison avancée par les VC est la proximité nécessaire pour suivre, au quotidien, l’équipe dirigeante des start-ups.

Les visites d’entreprises et la soirée de lancement du “media lab” du Jerusalem Venture Partners soulignent l’excellente circulation des capitaux dans les entreprises israéliennes. Que l’on soit au démarrage, en croissance ou en vitesse de croisière, des équipes talentueuses porteuses d’un projet monétisable trouveront toujours du financement.

Quelle leçon la France peut-elle tirer du modèle israélien ?

La modernisation de notre économie nécessite de lourds investissements pour maintenir l’excellence technologique française. La France n’est pas un pays de fonds et la frilosité post-crise des investisseurs risque d’autant plus de les détourner du venture capital : la carotte fiscale - aujourd’hui incarnée par la loi TEPA - doit en ce sens être consolidée car elle a une double vertue : maintenir des capitaux en France d’une part, les injecter dans des PME d’autre part.

Le caractère “innovant” (via le label Jeune Entreprise Innovante ou l’appartenance à un cluster) pourrait être une piste pour consentir des avantages fiscaux supplémantaires, notamment sur l’ISF.

Enfin, la création du “media lab” de JVP est un signal très clair du nouveau modèle de concentration jusqu’alors assez consanguin dans les nouvelles technologies : on ne marie plus les technologies entre elles (concentration horizontale) mais on associe plutôt les contenus et les technologies de diffusion / de monétisation de ces contenus (concentration verticale). Des offres media techno + contenus devraient émerger de cette stratégie, facilitant leur lecture et leur acquisition par les entreprises. Les clusters doivent donc faire parler plus encore les faiseurs d’images, les diffuseurs d’images et les vendeurs d’images pour faire naître de nouvelles solutions intégrées.

Premier jour de la mission Nouveaux Médias en Israël, organisée par la mission économique de Tel Aviv.

L’ambassade sait recevoir ses ressortissants : tout est fait pour que les participants se consacrent pleinement à leurs rendez-vous avec une logistique bien huilée et un traitement confortable de l’aéroport jusqu’aux rencontres individuelles.

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Les rendez-vous démarrent à 08h30 et on comprend tout de suite qu’Israël est bien le second pays de l’IT après les Etats-Unis. Les start-ups israéliennes sont pointues, performantes et bien capitalisées. Les grands acteurs sont sur des stratégies média très proches de l’Europe et des Etats-Unis. À la diffusion de smartphones près (l’iPhone n’y est pas officiellement distribué et le BlackBerry est encore réservé aux professionnels) on se croirait dans la Valley.

La délégation française est composée de faiseurs, de transmetteurs, de manipulateurs et de diffuseurs d’images. La vidéo est partout, on parle intégration publicitaire non-intrusive, monétisation performante, mobilité et géolocalisation. On croise des acteurs de notre bonne vieille télévision et des opérateurs téléphoniques ouvertement inquiets du tout-IP mais dans l’ensemble tout le monde a bien pris - à quai ou en marche -  le train de la convergence.

Mission Nouveaux Médias ne veut pas dire pour autant ignorer les “vieux” médias. On parle également des nouveaux usages du print - les plateformes éditoriales vont bientôt débarquer en Israël - et de notre presque conventionnel web institutionnel.

Au terme de 20 rendez-vous en 10 heures, les perspectives de coopérations bi-latérales sont clairement établies. La journée de demain est placée sous le signe de l’investissement avec notre participation au forum IVA. Rendez-vous demain soir pour le résume du jour 2.

C’est donc demain - ou plus exactement dans 6 heures - que commence la mission Nouveaux Médias en Israël organisée par la Mission Economique de France à Tel Aviv.

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Rencontres individuelles de dirigeants de 23 sociétés innovantes en Israël et visites d’entreprises sont au programme de ces 3 jours. Retrouvez le compte-rendu chaque soir sur notre blog.

La mobilité est l’une des révolutions majeures ayant cours actuellement dans les usages d’Internet. L’échec cuisant du WAP oublié, les forfaits data des opérateurs débridés et les infrastructures 3G déployées, Internet mobile connaît enfin son vrai démarrage depuis un peu plus d’un an, avec notamment l’arrivée de l’iPhone dans le paysage des terminaux mobiles et l’ouverture un peu plus tard de son AppStore.

Nombre de concurrents d’Apple lui emboîteront le pas en créant leur propre boutique virtuelle d’applications. Les grandes plateformes logicielles mobiles (iPhone, BlackBerry, Androïd, Symbian et Windows Mobile) sont désormais toutes en ordre de bataille pour mener la lutte finale de l’application internet mobile : chacune met un soin particulier à faciliter l’accès à son SDK (Source Development Kit), sésame pour capter les développeurs et disposer du levier essentiel : le nombre et la qualité des applications disponibles au catalogue des plateformes.

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Crédit photo Sacha Fernandez

Les usages grand public de cette nouvelle technologie ont été rapidement identifiés : jeux évidemment, applications géo-localisées, réseaux sociaux itinérants… les applications classiques ont bénéficié des fonctionnalités propres à la mobilité (accéléromètre / géo-localisation / push data / multi-touch) pour offrir une expérience utilisateur innovante sur la base de principes applicatifs connus. Vous pouvez désormais publier et tagger des photos sur Facebook sur le vif et à partir de juin prochain et de la version 3.0 de l’OS iPhone, bénéficier de la notification en tâche de fond sur vos applications et ainsi, par exemple, profiter pleinement des messageries instantanées.

Le corporate, à savoir les grandes entreprises et les institutions est traditionnellement beaucoup plus attentiste sur les nouveaux usages d’Internet. Les grands acteurs se penchent tout juste sur les réseaux sociaux et Twitter, déjà bien implantés auprès du grand public. Qu’en est-il de la mobilité ? Quelques signaux se font entendre : veille consultations et appels d’offres prouvent un réel intérêt des grands de ce monde pour la mobilité. Certainement ont-ils rapidement compris les formidables opportunités qu’elle constituait, ne serait-ce que par sa capacité à toucher tout le temps et partout le plus grand nombre.

Ce constat admis, quelles voies empruntent réellement nos institutions et grandes entreprises dans l’univers d’Internet mobile ?

  1. Applications géo-localisées : Sésame des logisticiens et des managers commerciaux, l’application géo-localisée séduit les grandes entreprises : tracking des objets et des hommes, mise à disposition d’outils dynamiquement adaptés au lieu où se trouve réellement le collaborateur… les vastes possibilités de cette technologie commencent à être exploitées dans le cadre d’applications internes aux entreprises.
  2. Applications RH : Fidéliser les hauts potentiels avec des applications personnalisées sur leur mobile (comme le fait de retrouver la WebTV de son entreprise sur son BlackBerry), les faire appartenir à un réseau social mobile réservé à leur “caste”, porter le message de communication interne de l’entreprise dans les poches des collaborateurs… les usages ne manquent pas et de grands acteurs sont déjà positionnés sur ces nouvelles pratiques.
  3. Applications de communication externe et de marketing B2C : Les serious games, ces jeux “intelligents” souvent brandés et marketés, vont connaître un second souffle : abandonnant l’univers exclusif des jeux flash sur le web, les entreprises éditent massivement des jeux ou applications ludiques comme media de communication externe. Conduire la nouvelle Audi A4 sur son iPhone ? Un simulateur de pizzeria brandé Pizza Hut sur son mobile Androïd ? Un géo-localisateur de stations-services Total sous Windows Mobile ? Il serait dommage pour ces grandes marques de ne pas y aller… d’autant plus que ces applications, encore récentes, bénéficient d’une belle exposition à leur sortie.
  4. Données et services en ligne accessibles à tout moment : Mes impôts, allocations diverses et variées, mon dossier médical en ligne, mes comptes bancaires, mes cotisations, ma mutelle, … la capacité de pouvoir retrouver ses données personnelles en ligne, agir dessus, consommer les mêmes services que ceux disponibles sur le web traditionnel va être une demande systématique des mobinautes. Les opérateurs, institutions et autres acteurs de ces données et services ne couperont pas à un portage rapide, efficace et adapté à la navigation sur téléphone portable.
  5. Services d’alertes institutionnels : Alertes inondations et météo, manifestations locales, informations touristiques : outre l’évidence de la publicité géo-adaptée et profilée, de véritables services à véritable valeur ajoutée vont faire leur apparition sur nos téléphones portables. Collectivités locales, mairies et régions sont déjà sur le coup et intensifient leur conquête du mobile.